« Solidifier la braderie avant de la développer »
Petite frayeur le matin avec une météo pluvieuse avant que le soleil ne fasse son apparition, pour le plus grand plaisir des curieux.
Des rues noires de monde samedi après-midi pour la seconde édition de la braderie saint-loisequi ne devrait pourtant pas s'étendre sur deux journées l'an prochain.
Premier bilan à chaud de la braderie qui a eu lieu samedi après-midi avec Jean-Pierre Eudes, président de l'association organisatrice Saint-Lô commerces.
Quel est votre sentiment sur cette journée qui s'achève ?
Le soulagement ! Parce qu'honnêtement, ce matin ça a été l'horreur à cause de la pluie. Elle a malheureusement découragé les trois-quarts des exposants du vide-greniers qui s'étaient inscrits... Heureusement, le soleil a fait son apparition dans l'après-midi et il y avait pas mal de monde dans les rues.
On entendait pourtant des visiteurs se plaindre ça et là du manque d'exposants...
En plus des vendeurs de vide-greniers, on a eu moins de commerçants non-sédentaires que l'an passé. À cause de la pluie de la matinée, mais surtout parce la date de la braderie 2007 était très proche de celle de Cherbourg et que beaucoup avaient fait d'une pierre deux coups. On espère seulement que le faible nombre de vendeurs cette année ne dissuadera pas les curieux de revenir dans un an.
Si les badauds ont fait de bonnes affaires, les commerçants saint-lois, eux, se frottent-ils les mains ?
Ceux qui ont joué le jeu en sortant leur marchandise sur le trottoir et en faisant des réductions ont très bien vendu. Mais il en va de même pour les vendeurs du vide-greniers : ceux qui ont su faire des lots et de petits prix ne sont pas repartis les mains vides.
Resterez-vous sur une formule « une journée » l'an prochain ou développerez-vous l'événement ?
A priori non. C'est la seconde édition de la braderie et on apprend de chacune d'elles. On craint par exemple que les déballeurs soient moins nombreux si on étend la braderie sur deux jours. Alors pour le moment, on préfère solidifier la formule existante avant de la développer. De même que nous maintiendrons l'événement sur l'artère principale de la ville, pour l'animer en priorité. Et si la braderie prend de l'ampleur, nous l'étendrons sur quelques rues adjacentes.
Propos recueillis par
Virginie ÉNÉE.
Ouest-France